Sommaire
- Les chemins en images
- 1. Par la Grande Ourse
- 2. Par Cassiopée, quand la Grande Ourse est basse
- 3. Confirmer que c’est la bonne étoile
- Trouver la Polaire sans constellation : sa hauteur selon votre ville
- Pourquoi la Polaire ne bouge pas
- Mettre une monture en station avec la Polaire
- Méthode
- Si vous ne la trouvez pas
- Questions fréquentes
En bref
Trouvez la Polaire en prolongeant cinq fois la distance Mérak-Dubhé, ou en cherchant une étoile isolée à la hauteur de votre latitude, plein nord.
- Elle donne le nord vrai, pas le nord magnétique indiqué par la boussole.
- En France métropolitaine, elle reste visible toute l’année et ne se couche pas.
- Si la Grande Ourse est basse, passez par Cassiopée, de l’autre côté du pôle.
- Pour une monture équatoriale, ne visez pas seulement la Polaire : placez-la sur le repère du viseur polaire.
- 1 minute
- pour la repérer une fois la Grande Ourse identifiée
- Œil nu
- aucun instrument nécessaire
- Horizon nord dégagé
- sans arbre ni immeuble
- Toute l’année
- visible chaque nuit en France métropolitaine
Il ne vous faut rien d’obligatoire. Une carte du ciel ou un logiciel comme Stellarium aide simplement à prendre le geste avant la sortie, et à relier l’observation à l’astronomie pratique.
Depuis la France métropolitaine, la Polaire ne se lève ni ne se couche : elle reste au nord, presque à la même place, toute la nuit et toute l’année.
Pour vous repérer dans le ciel, gardez un gabarit simple en tête : votre poing, tenu à bout de bras, couvre environ 10°.
Les chemins en images
- 1. Par la Grande Ourse
Quand la casserole est haute
- 2. Par Cassiopée
Quand la Grande Ourse est basse
- Grande Ourse
Revoir la forme de la casserole
1. Par la Grande Ourse
Avec quel instrument : l’œil nu suffit.

Repérez d’abord la Grande Casserole, sept étoiles dont quatre dessinent le récipient et trois le manche. Dans le ciel nocturne, c’est l’association d’étoiles la plus utile pour retrouver l’astre polaire, et l’un des repères les plus simples de l’astronomie de terrain.
Prenez les deux étoiles du bord opposé au manche : Mérak en bas, Dubhé en haut. On les appelle souvent les étoiles repères de la Grande Ourse.
Tracez mentalement la ligne de Mérak vers Dubhé, puis prolongez-la vers le haut de la casserole sur environ cinq fois la distance qui sépare ces deux étoiles.
Vous tombez sur une étoile isolée, d’éclat modeste : c’est la Polaire, Polaris, Alpha Ursae Minoris, à l’extrémité de la queue de la Petite Ourse.
Pour estimer cette distance, le poing à bout de bras fait l’affaire. Une fois le geste pris, vous n’avez plus besoin de chercher très longtemps.
2. Par Cassiopée, quand la Grande Ourse est basse
En automne et en début de soirée, la Grande Ourse peut frôler l’horizon nord.
Elle est alors plus difficile à lire, surtout si un toit ou un arbre coupe le bas du ciel. Cassiopée, de l’autre côté du pôle céleste, est souvent mieux placée à ce moment-là.
Où regarder : cherchez une constellation en forme de W, ou de M selon son orientation. Prenez le sommet du V central du W et dirigez-vous vers le nord.
La Polaire se trouve à peu près entre Cassiopée et la Grande Ourse, de l’autre côté du pôle.
Pourquoi ce chemin marche : toutes les étoiles de cette région tournent autour du pôle céleste. Quand la Grande Ourse est d’un côté, Cassiopée est à peu près à l’opposé, et la Polaire reste entre les deux.
Pour revoir la forme du W et le nom des étoiles de cette région, voyez notre page sur les constellations visibles depuis la France.
3. Confirmer que c’est la bonne étoile
Ce que vous verrez : une étoile blanc jaunâtre, d’éclat modeste, de magnitude proche de 2.
La magnitude mesure l’éclat apparent : plus le nombre est petit, plus l’astre paraît brillant.
La Polaire est donc moins brillante que beaucoup d’autres étoiles du ciel, et même discrète à côté de plusieurs étoiles de la Grande Casserole. Autour d’elle, peu d’étoiles marquantes.
Test de contrôle : revenez quelques heures plus tard. Les étoiles voisines auront tourné autour d’elle, mais la Polaire sera restée presque au même endroit.
En quelques minutes, vous ne verrez pas de déplacement sensible.
Pour ne pas la confondre avec Vénus : Vénus est bien plus brillante, se voit surtout à l’aube ou au crépuscule, et ne reste pas près du pôle céleste nord.
À l’œil nu, vous voyez des points fixes à votre échelle de temps. Une photo en longue pose, elle, accumule la lumière et dessine des cercles autour du pôle.
Elle montre le mouvement du ciel, pas l’aspect que vous aurez devant vous.
Trouver la Polaire sans constellation : sa hauteur selon votre ville
Règle simple : la hauteur de la Polaire au-dessus de l’horizon nord est à peu près égale à la latitude du lieu. Plus vous allez vers le sud, plus elle baisse.
Le tableau donne des valeurs arrondies, à environ 1° près.
| Ville | Latitude (environ) | Hauteur de la Polaire (environ) |
|---|---|---|
| Perpignan | 42 à 43° | 42 à 43° |
| Marseille | 43 à 44° | 43 à 44° |
| Bordeaux | 45° | 45° |
| Lyon | 46° | 46° |
| Strasbourg | 48 à 49° | 48 à 49° |
| Paris | 49° | 49° |
| Brest | 48 à 49° | 48 à 49° |
| Lille | 50 à 51° | 50 à 51° |
| Dunkerque | 51° | 51° |
Valeurs arrondies : les coordonnées précises d’une commune se vérifient sur les services cartographiques de l’IGN.
Lecture pratique : avec votre poing à bout de bras, qui couvre environ 10°, une Polaire à 48° se situe à presque cinq poings au-dessus de l’horizon nord.
Si la Grande Ourse est cachée par un arbre, cherchez simplement une étoile isolée à cette hauteur, plein nord.
La Polaire est actuellement à un peu plus d’un demi-degré du pôle céleste. Cet écart donne une petite marge d’erreur sur cette méthode, sans la rendre gênante à l’œil nu.
Pourquoi la Polaire ne bouge pas
La Terre tourne sur elle-même autour d’un axe. Si l’on prolonge cet axe vers le ciel, il pointe vers le pôle céleste nord.
Le ciel semble tourner autour de ce point en une journée, parce que c’est la Terre qui tourne. La rotation de la Terre explique cette scène stellaire que l’on voit chaque nuit, et la Polaire se trouve tout près de ce repère.
Elle décrit donc un tout petit cercle, trop faible pour être perçu à l’œil nu. C’est la raison pour laquelle elle paraît fixe.
Indique-t-elle toujours le nord ? Oui, à moins de 1° près. Elle donne le nord vrai, la direction du pôle géographique.
La boussole, elle, indique le nord magnétique. Les deux directions diffèrent selon le lieu et l’époque, à cause de la déclinaison magnétique.
Sur le long terme, l’axe de la Terre dérive lentement sur des milliers d’années, par précession. La Polaire n’a donc pas toujours été l’étoile polaire, et elle ne le restera pas toujours.
Pour l’identité astronomique : Polaris, ou Alpha Ursae Minoris, est l’étoile principale de la Petite Ourse, nom reconnu par l’Union astronomique internationale.
Mettre une monture en station avec la Polaire
Si vous avez reçu un télescope sur monture équatoriale, la mise en station consiste à orienter l’axe polaire de la monture vers le pôle céleste nord. C’est le point de départ d’un suivi propre.
Pourquoi ne pas viser simplement la Polaire : elle est à un peu plus d’un demi-degré du pôle. Cet écart suffit à décaler le suivi lors de longues poses ou à fort grossissement.
Dans un viseur polaire courant, le pôle correspond au centre du réticule. La Polaire, elle, doit tomber sur un repère gradué autour de ce centre.
Cette position dépend de la date, de l’heure et de la longitude.
Méthode
- Réglez d’abord l’orientation générale de la monture vers le nord vrai, avec une hauteur proche de votre latitude.
- Lisez la position de la Polaire sur le cercle du viseur, avec la graduation prévue, ou avec un logiciel de planétarium réglé sur votre lieu et l’heure légale française du moment.
- Ajustez l’azimut et la hauteur jusqu’à placer la Polaire sur le repère voulu.
Nous ne donnons pas de position horaire fixe : elle change avec la date et l’heure, et elle dépend du lieu d’observation.
Si vous ne la trouvez pas
| Symptôme | Cause probable | Correction |
|---|---|---|
| Vous ne voyez qu’une étoile très brillante | Une planète, souvent Vénus ou Jupiter | La Polaire est modeste et plein nord, pas une planète |
| La Grande Ourse est trop basse | Automne ou début de soirée | Passer par Cassiopée |
| L’étoile paraît trop faible en ville | Pollution lumineuse | Chercher à la hauteur de votre latitude, ou vérifier aux jumelles |
| Le prolongement tombe à côté | Distance mal estimée, quatre ou six fois au lieu de cinq | Reprendre le gabarit du poing |
| Vous regardez la mauvaise casserole | Petite Casserole prise pour la Grande | La Polaire est au bout du manche de la Petite Ourse |
Mise à jour : 2 novembre 2026, heure légale française.
Questions fréquentes
Quel est le nom de l’étoile Polaire ?
Polaris, ou Alpha Ursae Minoris, l’étoile principale de la Petite Ourse. On l’appelle aussi étoile du Nord.
Quelle est la différence entre l’étoile Polaire et l’étoile du berger ?
L’étoile du berger est Vénus, visible surtout à l’aube ou au crépuscule. La Polaire reste au nord et son éclat est modeste.
Est-ce que l’étoile Polaire est Vénus ?
Non. Vénus est bien plus brillante et change de place d’un mois à l’autre.
Est-ce que l’étoile Polaire indique toujours le nord ?
Oui, à moins de 1° près. Elle donne le nord vrai, pas celui de la boussole.
Où se trouve l’étoile Polaire actuellement ?
Toujours au nord, à une hauteur au-dessus de l’horizon qui correspond à la latitude de votre lieu.
